
Oser se lancer, c'est souvent l'étape qui coince le plus longtemps. Non pas parce que tu manques d'idées. Ni par manque de talent. Mais bien parce qu'on ne sait pas par où commencer, parce qu'on a l'impression qu'on n'est pas "assez", ou encore parce qu'on pense que quelqu'un d'autre fera ça mieux que nous.
J'ai eu la chance de recevoir Clémence Aurore en interview. Coach professionnelle, comédienne, formatrice en prise de parole, animatrice de cérémonies laïques. Elle cumule les casquettes depuis plus de dix ans et elle a accompagné des dizaines de personnes dans leur transition professionnelle. Autant dire qu'elle sait exactement ce qui bloque, et comment avancer malgré tout.
Dans cette vidéo, on parle de reconversion, de légitimité, de biais cognitifs, de créativité, et d'intelligence artificielle, avec un regard honnête et nuancé qui fait du bien. Je t'invite vraiment à la regarder, ou plutôt à l'écouter lorsque tu fais le ménage, une promenade ou autre chose.
Clémence a un nom pour décrire ce qui nous retient : le biais d'aversion à la perte. C'est un mécanisme cognitif très puissant qui fait qu'on surestime systématiquement ce qu'on risque de perdre en changeant, et qu'on sous-estime ce qu'on pourrait gagner. En clair : on enjolive ce qu'on a déjà, exactement au moment où on envisage de le quitter.
Elle donne un exemple concret et parlant : quand on quitte quelqu'un, on se met soudain à trouver cette personne bien, alors qu'on voulait partir depuis des mois. C'est la même mécanique qui s'active quand on pense à quitter son CDI, à lancer son projet, à changer de vie professionnelle. Le cerveau amplifie les risques imaginaires et minimise les opportunités réelles.
Ce que ça révèle ? Que la peur d'oser se lancer n'est pas un signe que tu n'es pas fait pour ça. C'est un signe que tu es humain, et que ton cerveau fait son travail de protection. La bonne nouvelle, c'est qu'une fois qu'on reconnaît ce biais, on peut commencer à le déjouer.
Clémence insiste aussi sur un point que j'entends beaucoup dans mes accompagnements : très peu de décisions dans la vie sont vraiment irréversibles. Elle connaît des gens qui ont démissionné avec fracas d'une entreprise, et qui y sont revenus et sont aujourd'hui même mieux payés. Même les choix qui semblent définitifs ont souvent des portes de sortie qu'on n'a pas encore regardées.

Si tu te reconnais dans l'idée d'avoir "trop" d'idées, trop de projets, trop de facettes, cette partie est pour toi.
Clémence a longtemps cru qu'elle n'était "pas autorisée" à avoir plusieurs métiers. Elle a commencé sa vie professionnelle comme consultante en gestion de projet dans les banques (un métier qui ne lui ressemblait pas) tout en faisant du théâtre à côté. Jusqu'au jour où elle s'est dit : je ne vais pas choisir. Je vais essayer plusieurs choses, et on verra ce qui marche.
Résultat, dix ans plus tard : coaching de prise de parole, théâtre, formation, facilitation d'événements, cérémonies laïques. Un écosystème où tout se nourrit. Elle compare ça à de la permaculture : ce qu'elle arrose d'un côté nourrit un autre bout du jardin.
Ce qui est intéressant, c'est qu'elle ne présente pas ses multi-casquettes comme un choix idéologique, mais comme une réponse pratique à son fonctionnement. Quand elle s'ennuie sur une tâche, elle passe à autre chose. Quand une activité ralentit, une autre prend le relais. C'est une façon de travailler qui maintient l'énergie et qui protège financièrement.
Pour quelqu'un qui construit son projet tout seul, c'est une approche à prendre très au sérieux. L'entrepreneur créatif qui ne fait "qu'une seule chose" est souvent en réalité multi-casquettes par obligation (créateur, commercial, comptable, community manager). Autant l'assumer, et en faire une identité.

C'est probablement le blocage le plus répandu chez les créatifs. Et Clémence le démonte avec une simplicité désarmante.
Elle dit : il n'y a pas qu'une seule chanteuse sur terre, et les autres n'ont pas à se taire pour autant. La diversité des voix, des approches, des univers, c'est précisément ce qui fait que les gens trouvent "leur" créateur, "leur" coach, "leur" formateur. Celui ou celle avec qui quelque chose résonne. Pas le meilleur objectivement. Celui qui leur ressemble.
Elle parle aussi du talent d'une façon qui bouscule les idées reçues : ce n'est pas parce que quelque chose est facile pour toi que ça ne vaut rien. Elle cite son propre exemple : animer une soirée avec 25 personnes différentes, c'est naturel pour elle, alors elle n'y voyait aucune valeur. C'est souvent exactement là que se cache la vraie valeur ajoutée d'une personne : dans ce qui lui semble évident.
Si tu hésites encore à oser te lancer sur ton projet parce que tu penses qu'il existe "mieux" ailleurs, demande-toi ce qui est facile pour toi et difficile pour les autres. C'est là que tu es irremplaçable.

Clémence est formelle là-dessus : quand on est trop dans son projet, on ne voit plus ce qui bloque vraiment. On fait l'autruche, on tourne en rond, on remet à plus tard.
Sa réponse, c'est l'accompagnement (pas forcément un coach au sens formel du terme), mais quelqu'un d'extérieur qui peut poser les bonnes questions. Elle-même, en tant que coach professionnelle, est supervisée par une autre coach. Pas parce qu'elle ne sait pas ce qu'elle fait, mais parce qu'on a tous des angles morts.
Elle distingue d'ailleurs deux types de blocages. Le premier, c'est la peur et la bonne approche là, c'est de la regarder en face, de la nommer, de voir ce qu'elle cache vraiment. Souvent, une fois qu'on se pose la question "et si ça n'allait pas ?", on réalise que les solutions existent : un mi-temps, une clause dans un contrat de travail, une période de test. Le deuxième type de blocage, c'est la friction pratique. Un environnement mal configuré, une procédure trop longue, une habitude pas encore ancrée. Clémence en parle à propos de sa newsletter qu'elle n'écrit qu'une fois par an, non pas parce qu'elle n'aime pas écrire, mais parce que la mise en route est trop compliquée.
C'est exactement là qu'intervient ce que je propose dans mes accompagnements : identifier ces frictions concrètes, et les éliminer une par une. L'IA peut être une aide précieuse pour ça, non pas pour remplacer ta créativité, mais pour supprimer les obstacles techniques qui t'empêchent d'avancer.
Et sur ce point, Clémence et moi sommes alignées : l'IA ne remplace pas l'humain. Elle le libère.

Clémence t'aide à déverrouiller les blocages mentaux et à clarifier ta vision. Moi, je prends le relais sur le terrain.
Parce qu'une fois que tu sais ce que tu veux construire, il reste encore tout à faire : créer ton identité visuelle, structurer ton offre, bâtir ta communication, créer ton projet, choisir et maîtriser les bons outils, dont l'IA. Et quand on fait tout ça seul(e), sans repères, sans méthode, sans quelqu'un pour valider ou recadrer, on peut très vite se retrouver bloqué(e) à mi-chemin.
C'est exactement pour ça que j'accompagne les créatifs solos de A à Z dans la concrétisation de leur projet. Pas juste une formation vidéo qu'on regarde dans son coin. Un vrai suivi, à ton rythme, avec quelqu'un qui tient la main à chaque étape : de la première idée jusqu'au premier client.
Dans cet accompagnement, on travaille ensemble sur la structure de ton projet, ton positionnement, ton identité visuelle, ta stratégie de communication, et on intègre les outils IA là où ils font vraiment gagner du temps, sans jamais trahir ta vision ni ton univers. L'objectif, c'est que ton projet te ressemble et qu'il soit viable. Les deux en même temps.
Si tu veux en savoir plus, tu trouveras tous les détails sur la page de mon accompagnement. Et si tu as des questions, tu peux aussi m'écrire directement.
Clémence termine la vidéo avec une image qui m'a marquée : une patate oubliée dans une cave sait instinctivement pousser vers la lumière. Tu sais probablement déjà dans quelle direction tu veux aller. Le niveau patate (comme elle dit) suffit pour faire le prochain petit pas.
Ce n'est pas "trop tard". Ce n'est pas "trop compliqué". Et non, quelqu'un d'autre ne le fera pas mieux que toi, parce que personne d'autre n'a ton univers, ta sensibilité, ta façon de voir les choses.
Si cette interview t'a touché(e) quelque part, dis-moi en commentaire : c'est quoi, toi, le truc que tu repousses depuis trop longtemps ? Je lis tout.

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